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La "Sexoanalyse : À la recherche de l'inconscient sexuel"

 

« La Sexoanalyse a comme objet d’étude l’inconscient sexuel.  En tant que méthode thérapeutique, elle a pour but de découvrir les conflits sexuels et les anxiétés inconscientes dont le trouble sexuel est porteur, et de les neutraliser par un travail correctif sur l’imaginaire (fantasmes) et la réalité. » ( Crépault) 

 

« L’objectif central est donc d’amener le patient à comprendre la genèse de son trouble sexuel et les facteurs inconscients qui contribuent à son maintien pour ensuite faire une expérience corrective sur l’imaginaire et le réel afin de rétablir la fonctionnalité sexuelle et de permettre l’acquisition d’une meilleure maturité et santé sexuelle ». ( Crépault in Les Sexothérapies ) 

 

Les concepts en matière de santé érotique permettent à la sexoanalyse de définir les axes à évaluer pour tout type de désordre sexuel qu’il s’agisse de sexoses (troubles du désirs, imaginaire hypoactif), de troubles d’excitation sexuelle (troubles érectiles, éjaculation prématurée), de troubles orgastiques, de sexoses coïtales (vaginisme, dyspareunie, troubles orgasmiques coïtaux), de trouble de l’identité de genre, ou d’orientation sexuelle, d’érotisations atypiques, de dysphories intersexuelles (hétérophobie, misogynie, misandrie) ou de désordres de la vie amoureuse. 

 

En sexoanalyse, la santé érotique repose sur :

 

• La capacité de désirer, d’imaginer, de jouir ; 

• La capacité d’érotiser une personne humaine consentante ; 

• L’absence de perversion (hostilité érotisée) ou de déviances majeures (paraphilies) ; 

• L’intégration des érotismes fusionnels et antifusionnels ; 

• La capacité d’érotiser l’imaginaire et le réel (fantasmes et actes non délictueux) ; 

• La capacité d’autoréguler ses désirs érotiques (non-addiction) ; 

• La prédominance de la fonction complétive (c’est- à-dire l’utilisation de la sexualité surtout pour combler  

  des besoins psycho-affectifs) ; sur la fonction défensive (pour effacer les conflits internes et/ou les misères

  quotidiennes). 

• La capacité de sublimer temporairement ses désirs dans des activités créatrices. 

 

La sexualité s’appuie sur trois sphères :

 

"La Fonction Érotique", c’est-à-dire l’ensemble des manifestations sexuelles, qu’elles soient

   fantasmatiques ou réelles qui sont une source de plaisir érotique. La sexualité est vue comme étant un

   construit psychique, la libido étant dépendante de la signification de ce construit intrapsychique. 

 

"La Genralité", c’est-à-dire la quantité de masculinité et de féminité que porte un individu. Il s’agit

   d’évaluer avec le patient qu’elle est la vision subjective de sa masculinité ou de sa féminité, quelques

   critères objectifs seront définis plus loin. 

 

• "Les perceptions et les attitudes conscientes et inconscientes, concernant l’autre sexe".